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la société cancérigène”,

                                           

 

                                                                de quoi s’agit-il ?


Déjà, ce n’est pas un livre “médical” et c’est heureux. Le livre commence par poser les bonnes questions sur la notion même de lutte contre le cancer (qui est aujourd'hui  la deuxième cause de mortalité en France) :

Pourquoi la lutte, qui s'est concentrée sur les soins, la recherche de nouveaux traitements et le tabac, connaît-elle un  tel échec, malgré l'énormité des sommes engagées ?


Et si l'on se trompait de cible ?
Et si, en fait, le cancer n’était pas seulement une maladie (qu’on peut donc traiter) mais plutôt une conséquence des multiples sources d’empoisonnement que génère notre société ?


Ainsi posé, le problème change de perspectives. Et ce nouvel angle explique bien des choses, à commencer par la propagande, intense, qui est faite autour des causes du cancer…


Le livre en fait la démonstration à travers un exemple significatif. Qui n’a pas déjà entendu, à propos de la terrible maladie, « le cancer ? Oh, ça a toujours existé ! ». Ben non, c’est faux !
C’est la propogande qui a intérêt à vous faire croire cela, ancrant ainsi le cancer dans un contexte d’inévitabilité propre à le banaliser (et ainsi, on évite de se poser la vraie question : si le cancer n’existait pas avant, qu’est-ce qui a changé depuis ?).

Le livre démontre de façon éclatante la propagande a l’œuvre pour enfoncer cette idée reçue dans l’esprit d’une population-victime-consentante.Cette démonstration de la propagande au travail
est une des fulgurance de cet ouvrage, on croirait lire « la terrible vérité » tellement c’est bien expliqué !


On passe ensuite en revue les différents poisons qui sont les vraies causes des principaux cancers.

Ici aussi, le ton est juste, l’argument précis, les faits nombreux. Sur ce point, c’est encore bien plus percutant que « 60 millions de cobayes » qui, lui aussi, répertoriait les poisons banalisés de notre civilisation des loisirs et de la consommation.

(ce n’est plus « dormez tranquille braves gens », c’est devenu « consommez tranquille pendant vos RTT »).

La seconde partie de l’ouvrage s’attaque, explique et démontre le « business » du cancer.

Le cancer, c’est aussi un marché !
La disparition du cancer serait préjudiciable à des pars entiers de notre économie. Car, il ne faut pas l'oublier, le cancer est indirectement un des premiers employeurs du pays : si le cancer coûte 15 milliards d'euros, c'est qu'il rapporte aussi 15 milliards d'euros à ceux qui en vive, qu'il s'agisse du dépistage, des soins, du médicament ou de l'imagerie médicale.

A ce stade, on commence à percevoir pourquoi aucune véritable politique de prévention du cancer n'est engagée en France. Le récent rapport de la commission d'orientation sur le cancer est un document rédigé pour endormir la population sur un constat autiste qui oublie l'essentiel, à savoir que notre société est cancérigène et ne veut pas le voir.

Quand les familles en auront assez de voir mourir leurs enfants et de s'entendre dire que le cancer est une fatalité liée à «l'allongement de l'espérance de vie», quand chacun sera convaincu que les augmentations «inexpliquées» des leucémies, des lymphomes, des tumeurs cérébrales et de la thyroïde ont quelque chose à voir avec un monde de plus en plus toxique, peut-être aurons-nous le courage de remettre en question le choix absurde qui nous est proposé aujourd’hui (résignation ou révolte) et de prendre enfin vraiment notre destin en main, de renoncer à ces hochets empoisonnés pour vivre sainement en êtres responsables.


Les auteurs de «
la société cancérigène »…
Geneviève Barbier est médecin, membre du Syndicat de la médecine générale et du comité de rédaction de la revue « Pratiques, les cahiers de la médecine utopique

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